9 mars 2018


Le nouvel horizon de la plateforme de marque

La « vieille dame » du marketing et de la communication, radicalement repensée depuis l’avènement du numérique, reste l’outil stratégique de pilotage de la transformation de l’entreprise.

De plus en plus avertis, organisés en réseaux complexes et diffus, régis par les lois du temps réel, les publics des marques ne se privent pas d’exercer le contre-pouvoir que leur offre le digital sous toutes ses formes. Pour échanger, converser, produire du contenu avec ou sans la marque. Mais aussi pour démasquer l’imposture ou l’opportunisme. Au-delà des échanges marchands, il existe entre l’entreprise et ses publics une relation implicite, directe, essentiellement digitale.

Dans un contexte aussi mouvant que fertile, la plateforme de marque a-t-elle encore sa place ? Indéniablement, oui. Parce qu’elle a su se renouveler en se nourrissant du changement. La digitalisation des échanges entre la marque et ses publics offre une source intarissable d’informations. Ces datas, et plus particulièrement la data sémantique, permettent de dresser une cartographie des publics, tout en définissant le « langage » de la marque. Mieux connaître ses publics, mieux se connaître soi-même : ce sont les deux éléments structurants des nouvelles plateformes de marque.

En accord avec cette notion de « copropriété », le processus d’élaboration de la plateforme de marque a évolué. Moins vertical, plus participatif, il s’appuie sur un champ d’investigation étendu à tous les acteurs qui font la marque (comex, collaborateurs, clients, partenaires, influenceurs, followers, etc.). C’est ainsi que la plateforme de marque, en élargissant son périmètre et sa finalité, reste l’outil de référence pour établir le socle identitaire de l’entreprise, donner du sens, exprimer une vision, une ambition, partager des valeurs, exprimer une singularité et des engagements.